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4. Projet – Impacts de la réintroduction du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent sur le doré

1. Dates de réalisation

Début du projet :

Avril 2007

Date de fin :

Octobre 2012

Personne-ressource :

Sébastien Lord

Pourcentage d’avancement des travaux :

10 %

 

Le projet vise à mesurer et quantifier les impacts de la réintroduction du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent sur la population de dorés, déjà présente. Les mesures prises à chaque saison devraient permettre de comprendre l’impact de la compétition entre les espèces, sur leur comportement et habitudes alimentaires. L’entreprise dont l’activité économique est la pêche du doré, ne dispose d’aucune donnée publique sur les interactions du bar rayé avec le reste de la faune aquatique du Saint-Laurent. Elle cherche donc à comprendre les interactions du bar rayé avec le doré afin de prévoir ses déplacements et de continuer ainsi à exploiter la pêche du doré dans le fleuve St-Laurent. Toutefois, la présence récemment observées de gobies à taches noirs dans le fleuve a modifié les habitudes alimentaires du doré noir. La continuité des travaux devraient permettre de caractériser les relations entre le bar et le doré en fonction de la présence du gobie, l’évolution de la croissance et de la territorialité de chacune. Est-ce que la présence de ce poisson pourrait limiter la compétition naturel entre le bar rayé et le dorée pour les ressources alimentaires.

L’impossibilité d’obtenir de permis permettant une analyse alimentaire plus poussée limite l’atteinte de corrélation précises. Les constats de 2010 ont encore révélé une hausse des proportions de gobies dans l’alimentation du doré noir. Cette croissance constante se traduit directement par une diminution des prises de dorée noir et de doré jaune . Par contre, on constate que les caractéristiques physiques du doré jaune diminuent d’année en année (maximum de 4 livres en 2010). D’autre part, on ignore toujours si le gobie fait parti du régime du bar rayé. On remarque cependant que les spécimens pêchés et remis à l’eau sont plus gros (jusqu’à 8 livres). On se demande si la croissance rapide du bar se traduira éventuellement par l’intégration du dorée noir dans son alimentation et dans quelle mesure la croissance du gobie viendra affecter la territorialité des 2 espèces. Ce poisson jugée nuisible, crée inévitablement un impact sur le régime des différentes espèces. Il est cependant très difficile de valider les liens et expliquer les constats effectuer sans pouvoir analyser les bar rayés capturés. D’autres travaux s’avèrent indispensable pour pouvoir comprendre l’impact de ces différents facteur sur le comportement du doré et les possibilités de le pêcher.

 

1.1       Travaux d’investigation systématique effectués Orientation des recherches pour l’été 2010

L’entreprise est toujours confronté au même obstacle dans la poursuite de ses travaux d’analyse plus poussée de l’alimentation et la possible compétition entre le bar rayé et le doré : elle ne réussit pas à obtenir de permis de pêche spécial du MRNFQ. Elle doit se limiter à une cueillette de données et des observations physiologiques sommaires si le poisson est pêché ainsi que des relevés géographiques de les sites de pêche et de fraye. On doit relâcher toutes les prise de bar rayé ce qui élimine les possibilités d’analyses alimentaires lors d’éviscérations. La zone d’activité est délimitée entre l’île Madame et l’île Oraux et les ilets de Berthier-sur-mer pour la période du 14 mai au 3 octobre 2010.

Déroulement des recherches (mai à octobre 2010)

Cette années la période de pêche a permis de capturer 867 dorés (627 noirs et 240 jaunes) en 57 jours d’activité. La totalité des spécimens ont été éviscérés et analysés. Ces prises ont révélé une recrudescence de la présence du gobie dans l’alimentation du doré noir ce qui le rend plus difficile à pêcher. On a retrouvé des restes de gobies dans les estomacs de tous les poissons. Cependant, cette densité accru ne semble pas crée d’impact sur le comportement et les habitudes alimentaires du doré jaune sur lesquels on n’a retrouvé aucune trace de gobie qui se tient en eaux moin profondes que le doré noir. Les dimensions de ce dernier tendent à diminuer. On ne retrouve plus de spécimen au-dessus de 4 livres et 26 pouces. Il est impossible d’en déterminer la cause mais on peut penser que la pression exercée par la pêche influence plus que la disponibilité des ressources si on se fit à la progression du bar rayé dont on a capturer un spécimen de 8 livres.

Malgré les 11 prises effectuées, l’obligation de remise à l’eau ne permet pas d’analyser les habitudes du bar rayé vis-à-vis du gobie ce qui pourrait fournir des indications quant aux distinctions du régime alimentaire du bar rayé versus le doré noir ou jaune et ainsi limiter possiblement la concurrence entre les 2 espèces. Est-ce que cette présence viendra équilibrer les populations de bar et de doré et quel impact sa croissance fulgurante aura sur l’activité de la pêche. La situation géographique des prise de bars rayés est en progression visible entre l’île Madame, l’île Oraux et les ilets de Berthier-sur-mer. L’ensemble des spécimens capturés ne comportaient aucune anomalie ou blessures et semblaient très vigoureux et la méthode de prise à partir de poissons nageurs démontre le caractère de prédation élevé du bar rayé qui pourrait éventuellement considérer le doré comme une proie. L’ensemble des spécimens capturés ne comportaient aucune anomalie ou blessures et semblaient très vigoureux. Ce poisson se tient en banc et lors des prises on peut en apercevoir d’autres dans les environs ce qui rend leur capture plus facile ce qui pourrait expliquer sa disparition dans les années 60.

Les analyses effectuées permettent de supposer que la présence du gobie est un des éléments qui peut expliquer la difficulté à capturer des spécimens. Le doré jaune diminue et nous devons se concentrer sur les capture de doré noir qui éventuellement ne mordra plus à cause de l’abondance du gobie. Cependant, on ne peut toujours pas évaluer si cette présence relativement nouvelle dans les eaux du fleuve crée un impact sur les habitudes alimentaires du bar rayé qui vit dans des eaux plus saumâtres que le gobie et sur sa rivalité possible avec le doré pour les ressources alimentaires. En effet, l’absence de permis spécial empêche d’effectuer un comparatif avec les sources de nourriture du bar rayé, à savoir si lui aussi a intégré le gobie dans son alimentation. Si cette hypothèse s’avérait vrai, est-ce que la population de gobies pourrait suffire aux besoins de chaque espèce et réduire la lutte entre celles-ci pour la consommation des ressources disponibles? L’absence de données sur l’alimentation du bar empêche également d’émettre une hypothèse sur sa rivalité avec le dorée jaune et expliquer la baisse graduelle des dimensions des spécimens pêchés. D’autres données prises à plus long termes permettront de déterminer des corrélations directes entre l’augmentation de l’offre alimentaire et ses effets sur le comportement et l’évolution des populations des dorés et bar rayés. Les recherches se poursuivront.

Graphique de la température moyenne par mois du Fleuve St-Laurent entre Lévis et Berthier sur mer

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